Publié dans Bulles poétiques

Le fil de la vie

Sur le fil de la vie,
J’ avance en équilibre,
Le corps parfois fébrile,
Mais le cœur toujours libre.

Sur le fil de la vie,
Lorsque mes nuits se font blanches,
Inlassablement, ma plume s’épanche,
Les mots déferlent telle une avalanche,
Et noircissent cette page blanche.


Sur le fil de la vie,
J’écris sur tout et n’importe quoi,
Mes nombreux combats et toutes mes joies,
Afin de m’apaiser l’esprit.

©Aurélie Dechambre

Publié dans Bulles autobiographiques

Une autre réalité…

Le handicap, nous impose une réalité à laquelle nous sommes contraints de soumettre. Nous ne choisissons pas d’être en situation de handicap. Tout comme, les parents ne choisissent pas d’avoir un enfant différent. Cela nous tombe dessus comme un coup de tonnerre ! Pourtant, nous devons l’accepter, y faire face tous les jours, sans broncher. Être fort psychologiquement ça s’apprend.. À travers les épreuves de la vie, on se forge, on s’endurcit…. Nous apprenons aussi, à accepter nos limites. C’est une lutte de chaque instant, ayant pour seule arme, notre volonté d’avancer, de vivre presque comme tout le monde. Ce n’est absolument pas du courage, car nous n’avons pas d’autres choix.

©Aurélie Dechambre

Publié dans Bulles inspirées de l'actualité

Aux victimes de Mérignac & Avignon

Ces derniers jours, la barbarie a encore frappé,
Nos rues deviennent le théâtre de tant d’atrocités,
Encore, des innocents froidement assassinés,
Encore, des enfants meurtrirent à jamais,
Devant toute cette violence inutile,
Des larmes coulent sur mes cils,
Car ce permis de tuer ne s’arrêtera jamais..
J’ai mal pour notre société…


©Aurélie Dechambre

Hommage à Eric Masson &Chahinez Boutaa

Publié dans Bulles "pensées du jour", Bulles autobiographiques

J’écris ma différence à l’encre indélébile

Je me demande, parfois, ce que ma vie serait devenue sans l’écriture…

Depuis l’enfance, l’écriture est mon refuge .Elle me permet de me ressourcer dans une bulle apaisante. Une bulle d’émotion, dans laquelle, je m’exprime librement, sans masques et sans filtre. Au fil des mots, je couche sur papier, tout ce qui m’apaise ou me bouleverse. Je me laisse porter par la page blanche, au gré de mes envies, de mes inspirations.

Alors que, mon corps est entravé sur mon fauteuil roulant, ma plume ,elle est libre. Cette amie discrète, me permet de voyager, de rêver, de m’évader. Cependant lorsque, le handicap devient trop lourd, j’utilise aussi les mots pour exorciser les maux. J’écris, quand je ne parviens pas à parler, à crier ou même à pleurer. J’écris car je ne peux pas marcher.

Je cris/j’écris ma différence, à l’encre indélébile, mais également, la beauté de la Vie.

©Aurélie Dechambre

Publié dans Bulles poétiques

Joyeuses Pâques

Fêtes de Pâques, fête de l’Esperance ,
Jour de joie, jour de lumière.
Où tous les chrétiens de la terre,
S’unissent en une seule prière,
La plénitude de leur Foi,
Allège leur chemin de croix .
Et donne sens à leur vie.
Jour de fête , jour béni.

Notre monde a tant besoin d’amour,
Notre société a soif de bienveillance,
En ce jour , de fête semons sur notre parcours,
Des petites graines de partage et de tolérance.

©Aurélie Dechambre

Publié dans Bulles poétiques

Petite poupée désarticulée

Je suis une petite marionnette,
Disloquée, par le temps et les années,
Emmêlés dans mes cordelettes,
Mes membres peinent à fonctionner.

Je suis une poupée épuisée,
Au corps bien déformé,
Mes articulations sont si rouillées,
Qu’elles vont finir par se briser.

Je suis une marionnette handicapée,
À la raideur musculaire exacerbée,
Une poupée désarticulée,
Qui n’a jamais pu marcher,
Mais qui malgré ses deux pathologies,
Ne cesse jamais de croire en la vie.

©Aurélie Dechambre

Publié dans Bulles "pensées du jour"

A toutes les femmes

A toutes les femmes d’ici ou d’ailleurs, d’hier et de demain..

Les fragiles, les battantes, les mamans et celles qui ne peuvent pas d’enfants. Celles,qui sont en couple, et celles qui sont seules , séparées ou veuves. Celles qui ont fait des études et celles qui n’ont pas eu cette chance. Celles qui bossent, et celles qui ne travaillent pas. Celles qui vivent dans la rue, et celles qui dorment bien au chaud dans un lit. Celles qui ont la santé et celles qui ne l’ont pas. Celles qui laissent couler leur larmes et celles qui les retiennent . Celles qui pensent que tout est possible, et celles qui ont peur. Celles qui sourient pour rien, celles qui ne rient jamais, celles qui rêvent en regardant le ciel, et celles qui sont déjà au ciel.

©Aurélie Dechambre #8mars2021

Publié dans Bulles autobiographiques

Fatiguée d’être forte…

J’ai commencé cet article des dizaines de fois. Je l’ai déplacé, autant de fois, dans la corbeille de mon blog .Par pudeur, sans doute, j’en repoussais la publication. Cependant, une conversation avec une amie, m’a fait beaucoup réfléchir. Ensemble nous évoquions, nos galères d’auxiliaires de vie respectives et combien le caractère répétitif de ces dernières est éreintant. C’est donc de cet épuisement, qu’il sera question dans ce billet. Chaque absence d’intervenante, chaque difficulté, entraine à chaque fois les mêmes conséquences: une fatigue écrasante , le retour des douleurs et surtout des soucis urinaires à répétition. J’ai l’impression d’avoir en permanence, le cerveau occupé, par cette logistique humaine du quotidien. Même si, je n’aime pas le reconnaitre, j’avoue qu’il n’est pas toujours simple de lâcher- prise, de rester positive.

Vous me voyez souvent, comme une femme forte et courageuse, mais ces dernières semaines, je ne supporte plus cette étiquette. Pourquoi? Car,je n’ai jamais cherché à devenir ce genre de personne. En réalité, dès ma naissance, la vie m’a imposé de l’être. Mon handicap m’a fait prendre, très tôt, conscience de mes limites et de ma différence. Mais comme tout le monde, j’ai mes forces et mes faiblesses. Et je dois admettre, que la phase que je traverse ce moment, n’est pas des plus faciles. Je me sens faible et épuisée. Bien évidemment, mes problèmes de santé, et le contexte sanitaire actuel, ne sont pas étrangers à mon état. Heureusement, mon caractère m’aide à avancer, à relativiser et à voir la vie du bon côté. Néanmoins, j’aimerais, m’autoriser une pause. En premier lieu, j’aimerais faire comprendre, à l’ensemble de mes intervenantes, que le manque de conscience professionnelle de certaines ( absentéisme, abandons de poste, à répétition),a un énorme impact sur ma santé . Je leur dis, mais en vain. J’aimerais également, leur expliquer combien mes contractures musculaires me font souffrir, et combien j’en ai assez d’enchainer les soucis de santé, les rdv médicaux .Malheureusement, ce n’est pas si simple ,car seuls mes proches, parviennent à décrypter le langage de mon corps crispé . En 10 ans de vie à domicile , j’ai emmagasiné beaucoup de  frustrations. J’ai appris à devenir une machine à sourire, à dire que je vais bien, même les jours où ce n’est pas le cas dans le but de préserver ma vie privée. Seulement, à tout vouloir porter sur mes épaules, je réalise que je m’épuise .Et même si, mes émotions demeurent bien enfouies, elles ne demandent qu’à s’exprimer. Alors oui, j’en assez d’être identifiée parmi les fortes. J’ai simplement besoin de prendre du temps pour moi et dois apprendre à ne plus m’excuser d’être fatiguée.

©Aurélie Dechambre

Publié dans Bulles poétiques

L.O.V.E

Le cœur ne vieillit jamais,
Il n’y a pas d’âge pour aimer,
L’amour est en réalité,
Un sentiment doux et léger,
Qui arrive, souvent, sans prévenir
,Et disparaît ,quelquefois, si vite,
Il nous faut donc l’entretenir,
Afin d’éviter qu’un beau matin, il ne prenne la fuite.

©Aurélie Dechambre

Publié dans Bulles poétiques

Cinq ans sur la blogosphère

Ce soir, je viens vous dire, sincèrement merci,
Il y a cinq ans, je créais dans « la bulle d’Aurélie »,
Ici, je partage avec vous, la douceur de mes poésies,
Parfois, mes coups de sang aussi,
J’aime me souvenir de toutes ces chances,
Que la vie nous offre, en abondance,
Merci de votre présence,.

Face aux nombreuses montagnes à gravir,
Avec sincérité, je me livre,
L’écriture, m’aide à extérioriser ma douleur,
Celle que je tais, souvent, par bien trop de pudeur.

Je laisse couler les mots,
Pour éloigner les maux,
Ma plume s’épanche sur le papier,
Lorsque, mon handicap devient trop lourd à porter,
Mes émotions, trop fortes à supporter.

©Aurélie Dechambre